Combien de fois avez-vous dit cette semaine : « Je n’ai pas le temps » ?
Pour ce projet qui vous tient Ă cĆur. Pour cette formation que vous voulez suivre. Ou pour cette conversation importante avec un proche. Pour prendre soin de vous. Pour rĂ©flĂ©chir Ă votre vie, votre direction, vos choix.
« Je n’ai pas le temps. »
C’est devenu notre mantra collectif. Notre excuse universelle. Notre prison dorĂ©e.
Mais et si… et si tout ça n’Ă©tait qu’une perception ? Et si vous n’Ă©tiez pas rĂ©ellement en manque de temps, mais en manque de clartĂ© sur comment l’utiliser ? Et si votre temps Ă©tait, d’une certaine façon, infini ?
C’est la thĂšse provocante de Fabien Olicard dans « Votre temps est infini« . Un livre qui ne vous promet pas de « gagner du temps » (concept absurde si on y rĂ©flĂ©chit), mais de transformer complĂštement votre rapport au temps. â°
Et attention : ce n’est pas un Ă©niĂšme livre de productivitĂ© qui vous vend des hacks miraculeux ou des routines de milliardaires. C’est quelque chose de diffĂ©rent. Une approche qui mĂ©lange psychologie cognitive, neurosciences, mentalisme, et beaucoup de bon sens pratique.
Qui est Fabien Olicard ?
Si vous ne connaissez pas Fabien Olicard, sachez que c’est un personnage fascinant et inclassable.
Mentaliste de profession, il a commencĂ© par faire des spectacles oĂč il lit dans les pensĂ©es (enfin, oĂč il donne l’illusion de le faire). Mais il est aussi devenu un vulgarisateur scientifique extrĂȘmement populaire sur YouTube, oĂč il explique le fonctionnement du cerveau, de la mĂ©moire, de l’attention, avec humour et pĂ©dagogie.
« Votre temps est infini » est son livre sur la gestion du temps, mais Ă©crit depuis sa perspective unique : celle de quelqu’un qui comprend profondĂ©ment comment fonctionne notre cerveau et comment nous pouvons utiliser cette comprĂ©hension pour mieux vivre. đ§
Ce qui rend ce livre diffĂ©rent, c’est prĂ©cisĂ©ment ça : Olicard ne vous donne pas juste des techniques. Il vous explique pourquoi elles fonctionnent, comment votre cerveau traite le temps, pourquoi vous avez l’impression d’en manquer, et comment vous pouvez changer cette perception.
Le temps est une perception : la révolution conceptuelle
Le point de dĂ©part du livre, c’est une idĂ©e qui peut sembler contre-intuitive : le temps n’est pas objectif. C’est une construction de votre cerveau.
Pensez-y. Avez-vous dĂ©jĂ eu l’impression qu’une heure durait une Ă©ternitĂ© (dans une file d’attente ennuyeuse) et qu’une autre heure passait en un clin d’Ćil (lors d’une activitĂ© passionnante) ?
Objectivement, ces deux heures ont la mĂȘme durĂ©e. Mais subjectivement, votre expĂ©rience est radicalement diffĂ©rente.
C’est parce que votre cerveau ne mesure pas le temps de façon objective. Il le construit en fonction de votre attention, de vos Ă©motions, de ce que vous faites, de vos souvenirs.
Olicard explique que cette comprĂ©hension change tout. Parce que si le temps est une perception, alors vous pouvez influencer cette perception. Vous ne pouvez pas crĂ©er plus de 24 heures dans une journĂ©e. Mais vous pouvez changer votre expĂ©rience de ces 24 heures. âš
Et c’est lĂ que le titre prend son sens : votre temps est infini, non pas au sens littĂ©ral, mais au sens oĂč votre expĂ©rience du temps peut ĂȘtre beaucoup plus riche, plus pleine, plus satisfaisante que vous ne l’imaginez.
L’attention : la vraie monnaie du temps
Un des concepts centraux du livre, c’est que le temps n’est pas la ressource rare. L’attention l’est.
Vous pouvez passer 8 heures devant un projet et n’avancer que sur 30 minutes de travail rĂ©el si votre attention est constamment dispersĂ©e. Emails, notifications, pensĂ©es parasites, interruptions…
Ou vous pouvez passer 2 heures avec une attention totalement concentrée et accomplir plus que dans ces 8 heures dispersées.
Le problĂšme n’est pas le temps. C’est votre gestion de l’attention.
Olicard explique comment notre cerveau gĂšre l’attention, pourquoi nous sommes si facilement distraits (spoiler : nous ne sommes pas conçus pour le monde moderne), et surtout, comment nous pouvons entraĂźner notre attention. đŻ
Parce que l’attention, comme un muscle, se dĂ©veloppe. Vous n’ĂȘtes pas condamnĂ© Ă ĂȘtre dispersĂ©. Vous pouvez apprendre Ă vous concentrer profondĂ©ment. C’est une compĂ©tence qui s’apprend.
Cette perspective est libĂ©ratrice. Parce qu’elle transforme « Je n’ai pas le temps » en « Comment puis-je mieux gĂ©rer mon attention ? » Et cette seconde question a des rĂ©ponses concrĂštes.
Les voleurs de temps : identifier et éliminer
Un chapitre important du livre traite de ce qu’Olicard appelle les « voleurs de temps » – ces activitĂ©s qui consomment votre temps sans vous apporter de valeur rĂ©elle.
Mais attention, il ne s’agit pas d’une approche moralisatrice oĂč tout plaisir est un gaspillage. Olicard fait une distinction importante :
Le temps perdu : C’est le temps que vous passez dans des activitĂ©s qui ne vous nourrissent pas, qui ne vous reposent pas vraiment, qui ne vous font pas avancer. Le scroll infini sur les rĂ©seaux sociaux. La tĂ©lĂ© par dĂ©faut. Les activitĂ©s par inertie.
Le temps bien utilisĂ© : Ăa peut ĂȘtre du travail productif, mais aussi du repos vĂ©ritable, du plaisir conscient, du temps avec des proches, de la contemplation. Ce qui compte, c’est que ce soit choisi, conscient, alignĂ© avec vos valeurs.
La question n’est pas « Est-ce productif ? » mais « Est-ce que je choisis consciemment de faire ça maintenant ? » đ
Olicard propose un exercice puissant : tracker votre temps pendant une semaine. Pas pour vous juger, mais pour prendre conscience de oĂč va vraiment votre temps. Souvent, les rĂ©sultats sont surprenants. Vous dĂ©couvrez que vous passez 2 heures par jour sur votre tĂ©lĂ©phone sans mĂȘme vous en rendre compte.
Cette prise de conscience est le premier pas vers le changement.
La méthode du découpage : transformer les montagnes en cailloux
Un des outils les plus pratiques du livre, c’est ce qu’Olicard appelle la mĂ©thode du dĂ©coupage.
L’idĂ©e : notre cerveau est terrifiĂ© par les grands projets vagues. « Ăcrire un livre », « Changer de carriĂšre », « Apprendre une langue »… Ces objectifs massifs paralysent.
Mais découpez-les en petites actions concrÚtes, et soudain ils deviennent gérables.
« Ăcrire un livre » devient « Ăcrire 500 mots aujourd’hui sur le chapitre 1 ». « Changer de carriĂšre » devient « Identifier trois personnes dans le domaine qui m’intĂ©resse et les contacter cette semaine ». « Apprendre une langue » devient « Apprendre 10 nouveaux mots par jour pendant un mois ».
Ce découpage fait deux choses :
Il rend l’action possible : Vous savez exactement quoi faire maintenant, pas « un jour ». La clartĂ© crĂ©e l’action.
Il rĂ©duit l’anxiĂ©tĂ© : Un petit pas ne fait pas peur. Vous pouvez commencer. Et souvent, commencer est le plus difficile. đȘš
Olicard donne des techniques trĂšs concrĂštes pour dĂ©couper efficacement vos projets. Ce n’est pas juste « faites des listes ». C’est une mĂ©thode rĂ©flĂ©chie basĂ©e sur comment votre cerveau fonctionne.
La matrice Eisenhower revisitée : urgent vs important
Le livre revisite un classique de la gestion du temps : la matrice d’Eisenhower qui distingue urgent et important.
Mais Olicard ajoute sa touche : il explique pourquoi nous sommes si mauvais pour distinguer l’urgent de l’important, et comment notre cerveau nous trompe constamment en privilĂ©giant l’urgent.
L’urgent, c’est ce qui crie. Les notifications. Les emails. Les demandes des autres. Les petits feux Ă Ă©teindre.
L’important, c’est ce qui compte vraiment Ă long terme. Votre santĂ©. Vos relations profondes. Vos projets significatifs. Votre dĂ©veloppement personnel.
Le problĂšme ? L’important est rarement urgent. Donc il passe toujours aprĂšs. Et petit Ă petit, vous finissez par passer votre vie Ă gĂ©rer l’urgent des autres au lieu de construire l’important pour vous. đ„
Olicard propose des stratĂ©gies concrĂštes pour protĂ©ger votre temps pour l’important :
Les blocs de temps sacrĂ©s : Des plages horaires dĂ©diĂ©es Ă l’important, non nĂ©gociables, dans votre agenda avant tout le reste.
La rĂšgle des 2 heures : Chaque jour, consacrer au moins 2 heures (pas forcĂ©ment d’affilĂ©e) Ă quelque chose d’important mais non urgent.
Le non stratégique : Apprendre à dire non aux urgences des autres pour dire oui à vos priorités.
Cette approche transforme complÚtement votre rapport au temps. Vous passez de réactif à proactif.
Les routines et rituels : automatiser pour libérer
Un autre outil puissant du livre : les routines et rituels.
Olicard explique que chaque dĂ©cision que vous prenez consomme de l’Ă©nergie mentale. Qu’est-ce que je mange ? Quels vĂȘtements je mets ? Par quoi je commence ma journĂ©e ?
Ces micro-dĂ©cisions s’accumulent et Ă©puisent votre Ă©nergie de dĂ©cision. RĂ©sultat : quand arrive le moment de dĂ©cider des choses importantes, vous ĂȘtes mentalement fatiguĂ©.
La solution ? Automatiser tout ce qui peut l’ĂȘtre Ă travers des routines.
Une routine matinale claire Ă©limine 20 dĂ©cisions avant mĂȘme d’avoir commencĂ© votre journĂ©e. Une routine de travail Ă©limine l’hĂ©sitation sur « par quoi commencer ». Et une routine du soir facilite l’endormissement et la rĂ©cupĂ©ration. âïž
Olicard distingue routines et rituels :
Les routines : Des sĂ©quences d’actions automatisĂ©es pour optimiser votre Ă©nergie et votre temps.
Les rituels : Des moments chargés de sens qui créent des transitions entre différents états. Par exemple, un rituel pour passer du mode travail au mode famille.
Le livre donne des exemples concrets et vous aide Ă crĂ©er vos propres routines adaptĂ©es Ă votre vie, pas copiĂ©es sur celles d’un milliardaire de la Silicon Valley.
Le concept de temps mort : il n’existe pas
Une idĂ©e fascinante du livre : le « temps mort » n’existe pas vraiment.
Nous appelons « temps mort » les moments oĂč nous sommes en attente, en transport, entre deux activitĂ©s. Et nous les considĂ©rons comme perdus.
Mais Olicard propose de les voir diffĂ©remment. Ces moments peuvent ĂȘtre :
Des opportunitĂ©s d’apprentissage : Ăcouter un podcast, un audiobook. RĂ©viser des flashcards. RĂ©flĂ©chir Ă un problĂšme.
Des moments de repos mental : Laisser votre esprit vagabonder, observer, contempler. Ce qui est précieux aussi.
Des occasions de connexion : Appeler un ami, envoyer un message significatif, observer les gens autour de vous.
L’important, c’est de choisir consciemment. Si vous scrollez Instagram dans le mĂ©tro parce que c’est le dĂ©faut, c’est du temps mort. Si vous choisissez consciemment de mĂ©diter ou d’Ă©couter de la musique ou mĂȘme de ne rien faire, c’est du temps bien utilisĂ©. đ
Cette perspective transforme ces « interstices » de temps en ressources prĂ©cieuses plutĂŽt qu’en moments vides.
La technique du timeboxing : donner des frontiĂšres au temps
Olicard explique en dĂ©tail le timeboxing – l’art d’allouer des blocs de temps fixes Ă des tĂąches.
L’idĂ©e : au lieu de dire « Je vais travailler sur ce projet jusqu’Ă ce que ce soit fini » (ce qui peut prendre une Ă©ternitĂ© et crĂ©er de la procrastination), vous dites « Je vais travailler sur ce projet de 10h Ă 11h30 ».
Cette contrainte temporelle crée plusieurs effets positifs :
Elle force la concentration : Vous savez que vous avez 90 minutes. Vous ne pouvez pas vous disperser.
Elle rend le dĂ©but plus facile : Commencer pour 90 minutes est moins intimidant que commencer « jusqu’Ă ce que ce soit fini ».
Elle active la loi de Parkinson : Le travail s’Ă©tend pour remplir le temps disponible. Donc si vous donnez moins de temps, vous serez paradoxalement plus efficace.
Elle protĂšge votre Ă©nergie : Vous savez qu’aprĂšs ces 90 minutes, vous pourrez faire autre chose. Pas d’Ă©puisement par projet interminable. â±ïž
Le livre donne des conseils précis sur la durée optimale des timeboxes (spoiler : pas plus de 90-120 minutes sans pause), comment les organiser dans votre journée, et comment gérer les imprévus.
L’Ă©nergie avant le temps : respecter vos rythmes
Un point crucial que beaucoup de livres de productivité ignorent : votre énergie varie au cours de la journée.
Olicard insiste : il ne s’agit pas juste de « gĂ©rer votre temps » mais de « gĂ©rer votre Ă©nergie dans le temps ».
Vous avez des moments de haute Ă©nergie mentale (pour la plupart des gens, le matin) et des moments de basse Ă©nergie (souvent l’aprĂšs-midi).
L’erreur classique : remplir vos moments de haute Ă©nergie avec des rĂ©unions, des emails, des tĂąches administratives. Et garder le travail de fond, crĂ©atif, difficile pour les moments de basse Ă©nergie.
C’est exactement l’inverse qu’il faut faire.
Olicard propose de :
Identifier vos pics d’Ă©nergie : Observer pendant une semaine quand vous ĂȘtes le plus concentrĂ©, crĂ©atif, efficace.
Protéger ces moments pour le travail important : Bloquer ces plages pour vos projets les plus exigeants.
Utiliser les moments de basse Ă©nergie pour les tĂąches simples : Emails, administratif, rĂ©unions de routine. đȘ
Cette approche peut sembler évidente, mais combien de personnes la pratiquent vraiment ? La plupart commencent leur journée par les emails et les urgences, gaspillant leur meilleure énergie mentale.
Pour qui ce livre est-il fait ?
« Votre temps est infini » s’adresse Ă un large public, mais rĂ©sonnera particuliĂšrement si :
Vous avez constamment l’impression de manquer de temps : Le livre vous aidera Ă comprendre pourquoi et Ă changer cette perception.
Vous ĂȘtes submergĂ© par vos projets et responsabilitĂ©s : Les techniques de dĂ©coupage et de priorisation vous donneront de la clartĂ©.
Ou vous ĂȘtes en reconversion ou en transition : Ces pĂ©riodes demandent de trouver du temps pour apprendre, explorer, crĂ©er. Le livre vous montrera comment.
Vous procrastinez sur vos projets importants : Les outils d’Olicard vous aideront Ă passer Ă l’action.
Vous voulez comprendre comment fonctionne votre cerveau : L’approche d’Olicard est trĂšs pĂ©dagogique, avec des explications claires basĂ©es sur les neurosciences.
Ou vous en avez marre des livres de productivitĂ© trop rigides : Olicard propose des principes adaptables, pas une mĂ©thode unique. đ
Le livre est accessible, pratique, souvent drĂŽle. Le style d’Olicard est lĂ©ger sans ĂȘtre superficiel. Il rend les concepts complexes digestes.
Comment appliquer ces enseignements concrĂštement ?
Lire le livre est une chose. Changer votre rapport au temps en est une autre.
Quelques suggestions pour commencer :
Trackez votre temps pendant une semaine : Sans jugement. Juste pour voir oĂč va rĂ©ellement votre temps. Vous serez probablement surpris.
Identifiez vos trois voleurs de temps principaux : Ces activités qui consomment votre temps sans valeur réelle. Décidez consciemment de les réduire.
CrĂ©ez une routine matinale simple : MĂȘme 15 minutes. Quelque chose qui vous met dans un bon Ă©tat d’esprit pour la journĂ©e.
Bloquez des blocs de temps pour l’important : Dans votre agenda, avant de remplir avec l’urgent. Traitez ces blocs comme des rendez-vous non nĂ©gociables. đïž
Pratiquez le timeboxing : Choisissez un projet et allouez-lui un bloc de 90 minutes. Juste 90 minutes, avec un début et une fin clairs.
Respectez vos rythmes d’Ă©nergie : Observez quand vous ĂȘtes le plus performant et protĂ©gez ces moments pour le travail qui compte.
Expérimentez : Toutes les techniques ne marcheront pas pour vous. Testez, ajustez, gardez ce qui fonctionne.
Pour conclure : le temps n’est pas votre ennemi
« Votre temps est infini » porte un message libĂ©rateur : le temps n’est pas votre ennemi. Votre perception du temps, vos habitudes, votre manque de clartĂ©… peut-ĂȘtre. Mais pas le temps lui-mĂȘme.
Vous avez le mĂȘme nombre d’heures que tout le monde. La diffĂ©rence n’est pas dans la quantitĂ© mais dans la qualitĂ© de votre relation avec le temps.
Quand vous comprenez comment votre cerveau traite le temps, quand vous gĂ©rez votre attention plutĂŽt que juste vos heures, quand vous alignez vos actions avec vos prioritĂ©s rĂ©elles… quelque chose de magique se produit.
Vous ne « trouvez » pas plus de temps. Vous rĂ©alisez que vous en avez toujours eu. Et vous l’utilisiez juste mal.
Et cette réalisation change tout.
Parce qu’elle transforme « Je n’ai pas le temps » en « Comment est-ce que je choisis d’utiliser mon temps ? »
Et cette seconde question vous redonne le pouvoir. Vous n’ĂȘtes plus victime du temps qui file. Vous devenez architecte de votre temps. â°
Le livre ne promet pas que ce sera facile. Changer des habitudes de toute une vie demande de l’effort. Mais il promet que c’est possible. Et que ça en vaut la peine.
Alors, prĂȘt Ă dĂ©couvrir que votre temps est peut-ĂȘtre plus infini que vous ne le pensiez ?
Découvrez le livre « Votre temps est infini » de Fabien Olicard.
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Christophe
RĂ©vĂ©lateur de forces intĂ©rieures et de talents âš








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